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L’utilisation du cannabis dans le traitement de la sclérose en plaque

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central touchant plusieurs centaines de milliers d’individus en Europe.  Les patients peuvent présenter de très nombreux symptômes rendant cette maladie difficile à traiter dans sa globalité. Le cannabis de son côté est surtout connu comme substance psychoactive et récréative.
Néanmoins, depuis quelques années, il fait ses preuves dans le domaine médical et para-médical.  Des études sur des patients atteinds de sclérose en plaques révèlent que 50% des patients consomment régulièrement du cannabis pour atténuer les symptômes de la maladie. Mais quels sont réélement les avantages et les dangers potentiels, sans perdre de vue les aspects juridiques de ces traitements à base d’alcaloïde cannabiques ?

Du point de vue biologique : les effets cliniques du cannabis :

Cela fait déjà très longtemps que l’homme extrait et consomme du cannabis. La plante elle même, le Cannabis sativa est originaire d’Asie centrale et d’Inde,  d’où elle s’est peu à peu répendue dans le monde entier. Un plant de cannabis peut contenir jusqu’à 100 cannabinoïdes différents. Chacun ayant des propriétés propres. Ces substances chimiques exercent une influence sur certains récepteurs du cerveau et corp humain dans son ensemble.  Le premier type de récepteur cannabinoïde est le CB1 que l’on retrouve surtout dans le système nerveux, la liaison à ce récepteur affecte le contrôle de la douleur, la mémoire et la motricité. C’est ici que le cannabis exerce son effet médicinal bénéfique. Les récepteurs du second type (CB2) jouent un rôle dans le fonctionnement du système immunitaire.

Les principaux cannabinoïdes présents dans le cannabis sont le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD).  Le THC a sur les récepteurs CB1 un effet beaucoup plus puissant que le CBD, de ce fait, on lui attribue la plupart des effets thérapeutiques.  Néanmoins, le THC reste une molécule interdite en France. Pour ce qui est du cbd, la situation est plus complexe. On ne sait pas exactement comment agit le CBD sur le cerveau et le système nerveux.  Le CBD n’est pas psychoactif ni interdit contrairement au THC. Il peut même contrebalancer les effets psychoactifs du THC et atténuer ou éliminer ces derniers.

Effets médicaux

A ce jour, le Sativex® est en Europe un des rares médicament autorisé à base de cannabinoïdes. Il s’agit d’une solution d’une quantité fixe de THC et de CBD pour pulvérisation sur les muqueuses buccales.  La recherche scientifique a montré que le Sativex® et de façon générale le cannabis thérapeutique peuvent
avoir des effets positifs sur sur la douleur, la qualité du sommeil et le contrôle de la vessie pour les patients atteinds de sclérose en plaques.
Le sativex est actuellement interdit en France, sauf cas d’études ou dérogations très rares.

Les limites des essais à base de cannabis

Il est souhaitable de pousser plus loin la recherche sur le cannabis thérapeutique,
on ne note pas d’amélioration suffisante des symptômes sur le long terme.
on manque d’historique clinique détaillé avec prise du médicament à interval régulier sur de longues périodes sous surveillance médicale.
Aucune étude comparative directe n’a été réalisée à ce jour avec les spasmolytiques classiques.
Des études complémentaires restent encore à réaliser. Dans certains pays, comme aux Etats Unis, le cannabis thérapeutique peut être utilisé pour soigner l’épilepsie, les nausées et les vomissements.

Effets secondaires

L’utilisation thérapeutique du cannabis peut s’accompagner d’effets secondaires légers. Vertiges, troubles de l’attention,
bouche sèche, nausées, fatigues sont les effets les plus fréquents. Par ailleurs, on a constaté un rapport entre cannabis et
le développement de la psychose. De ce fait, les médicaments et traitements contenant du cannabis ne peut être prescrit aux personnes présentant des antécédents de psychose
atteintes de troubles psychiatriques. La prise chronique semble bien avoir des effets réversibles sur la cognition, mais les effets à long terme restent inconnus. Le risque d’accoutumance et de dépendance reste limité.

Ce que dit la loi

On assiste depuis quelques années à une vague de décriminalisation de l’usage du cannabis dans le monde. En France, comme dans beaucoup d’autres pays,
la possession d’une petite quantité de cannabis à usage strictement personnel reste interdite. En revanche le CBD est en grande partie autorisé, s’il il respecte des règles strictes.
La teneur en THC doit rester inférieure à 0,2 %. De ce fait, ces produits peuvent être vendus sous la forme d’huiles de massage, de parfums …
L’utilisation du cannabis thérapeutique déjà autorisée dans de nombreux pays, a connu le même essort.
Sur ce point, la France est restée un peu à la traîne

Conclusion

Bien que cela fasse des millènaires que l’être humain consomme du cannabis,
l’utilisation thérapeutique moderne n’en est qu’à ses premiers balbutiements.
Cela est dû en partie aux restrictions légales, qui sont aujourd’hui en voie d’assouplissement dans le monde entier.
Du point de vue scientifique, le cannabis présente de nombreux avantages pour de très nombreuses maladies.
Pour ce qui est de la sclérose en plaque, en dehors de ses effets appaisant sur la douleur, il n’a pour l’instant pas été prouvé qu’il présente des
effets thérapeutiques marquant.

cannabidouille

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